L’art du lavis : définition

Le lavis est une technique picturale consistant à n’utiliser qu’une seule couleur (à l’aquarelle ou à l’encre de Chine) qui sera diluée pour obtenir différentes intensités de couleur. Le blanc est obtenu par la blancheur du support ou parfois par réhaut de blanc (craie, gouache ou encre de chine blanche par exemple).

Par extension on utilise le mot « lavis » pour désigner les œuvres réalisées avec cette technique (par exemple « lavis de Victor Hugo »). Autre extension, « lavis » est utilisé pour désigner une façon de travailler une couleur très diluée par opposition à un travail plus dense, par exemple une aquarelle est constituée de lavis successifs rehaussés de détails.

Cette technique provient de Chine (VIe siècle), dont les paysages sous la dynastie Song sont très réputés. Puis elle a longtemps été utilisée en Corée et au Japon (Xe siècle). En japonais, le lavis s’appelle sumi-e (signifiant « dessin à l’encre de Chine ») ou suiboku-ga (« image à l’eau et à l’encre de Chine »), art pictural dominant à l’époque de Muromachi. Elle est l’adaptation à la culture japonaise de la technique chinoise de peinture à l’encre noire et à l’eau appelée shui-mo hua.

En Extrême-Orient, le trait jeté est le signe du souffle de la vie, il est jeté avec vigueur sur la feuille suivant un flux naturel. Ce flux ne peut revenir en arrière, il laisse définitivement sa trace sur le papier, une notion de spontanéité est donc omniprésente et correspond aux caractéristiques du lavis. Ce raisonnement est certainement issu de la philosophie taoïste chinoise, imprégnant toutes les techniques et la culture d’Extrême Orient. Au Japon, c’est principalement le bouddhisme Zen qui inspire cet art, avec des maîtres comme Shubun, Sesshu ou Josetsu1.

C’est seulement à la Renaissance que le lavis sera utilisé par les Européens.

En Extrême-Orient, elle sert à décorer éventails, paravents, et toute sortes d’accessoires. Elle est utilisée pour accompagner les poèmes, pour la peinture ainsi que pour l’illustration d’histoires sur des rouleaux. Les paysages de la Chine des Song et du Japon restent caractéristiques du lavis de l’Asie de l’Est.

Les lavis y sont généralement exécutés à l’aide d’un pinceau à lavis, mais parfois également au doigt et à l’ongle ou avec divers outils.

En Europe, l’utilisation du lavis chez les grands peintres classiques servira principalement d’outils pour étudier les clair-obscur. Le meilleur exemple est sûrement Rembrandt qui choisissait le lavis pour tous ses croquis ou encore Nicolas Poussin qui créait des petites maquettes avec personnages qui lui permettaient de choisir la lumière souhaitée puis immortaliser la scène à l’aide du lavis.

La difficulté principale du lavis, comme pour l’aquarelle, réside dans le fait qu’elle n’autorise pas de retour en arrière, une autre difficulté plus spécifique au lavis réside dans le fait que son utilisation doit être aussi minutieuse que grossière.

– Wikipedia

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